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Rapport sur l’état du secteur

2021

Renforcer le leadership canadien dans le monde en matière d’investissement d’impact

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Le rapport sur l’état du secteur 2021 du CAFIID décrit la croissance, les tendances et les perspectives de l’investissement d’impact canadien dans les pays en développement, en s'appuyant sur le rapport de 2019 en tant que base de référence. Ces investissements visent à générer des rendements sociaux, environnementaux et financiers afin de contribuer à l’atteinte de plusieurs des objectifs de développement durable (ODD).

Le rapport dresse le portrait de l'écosystème au Canada – les acteurs, leur portée géographique et sectorielle, la façon dont ils déploient leur capital, mesurent les retombées, et bien davantage. Le rapport met en lumière l’expertise canadienne dans certains domaines, et les opportunités de leadership. Suite à une recherche approfondie et des entretiens avec de nombreux experts, nous exposons également les défis à relever afin de mobiliser des capitaux supplémentaires pour l’atteinte des ODD, ainsi que les engagements du CAFIID pour faire croître notre secteur.

 

 Introduction

Lettres des coprésidents du Conseil consultatif

Au nom du Conseil consultatif du CAFIID, nous avons le plaisir de vous présenter le Rapport sur l’état du secteur 2021. Le rapport révèle qu’il y a de quoi se réjouir malgré les défis importants découlant de la pandémie de COVID-19 qui touche tout le monde à l’échelle de la planète, en particulier dans les économies en développement. Nous croyons que les conclusions et les recommandations du présent rapport soulignent l’importance cruciale de l’investissement d’impact en tant qu’outil permettant de tirer parti de la résilience entrepreneuriale et de rebâtir en mieux après une pandémie d’envergure mondiale.

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Les investissements d’impact sont réalisés dans le but de générer un impact social et environnemental positif et mesurable, ainsi qu’un rendement financier. En tant que communauté, les membres du CAFIID estiment que les investissements d’impact sont essentiels pour appuyer la croissance des marchés en développement et atteindre les objectifs de développement durable (ODD) grâce à des investissements qui contribuent à rendre les collectivités plus prospères, inclusives et durables. Bien que le CAFIID se concentre sur l’investissement d’impact dans les économies en développement, nous croyons que nous faisons partie d’un continuum plus large d’investissements durables et responsables qui intègre les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au processus de sélection et à la gestion des investissements. L’investissement responsable est en plein essor depuis quelques années, tant au Canada qu’à l’étranger.

Ce rapport confirme une augmentation de 70 % des fonds sous mandat de gestion, qui ont atteint 3,5 milliards de dollars depuis 2019. Comme dans notre rapport de 2019, l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes sont les principales régions visées par les investissements canadiens. L’agriculture et les services financiers sont toujours les deux principaux secteurs d’investissement et de croissance verte. Les investissements dans les énergies renouvelables et le secteur de la santé sont à la hausse. 

Notre recherche met également en lumière certains des domaines dans lesquels le Canada est en tête à l’échelle internationale, notamment en matière d’investissements intégrant une optique genre. Près des trois quarts des personnes interrogées ont indiqué qu’elles adoptaient une optique d’égalité des genres dans leurs décisions d’investissement. L’institution financière de développement (IFD) du Canada, FinDev Canada, est devenue un chef de file en matière de promotion des investissements adoptant une optique d’égalité des genres dans le contexte du Défi 2X, où, depuis 2018, le G7 et d’autres IFD ont mobilisé collectivement plus de 10 milliards de dollars pour réaliser des investissements dans des entreprises qui renforcent le pouvoir économique des femmes. 

Nous sommes également ravis de constater que les femmes sont bien représentées dans le secteur. Malgré cela, nous reconnaissons qu’il y a plus à faire pour mesurer et faire avancer la diversité au sein du secteur, et le CAFIID se concentrera sur cette question dans les années à venir. 

Comme dans le rapport 2019, une grande partie du capital d’investissement d’impact dont il est question dans notre recherche provient de ressources publiques. Le Canada préconise également que tous les pays tirent davantage parti des fonds publics afin d’attirer les investissements privés dans les économies en développement. Les capitaux publics et philanthropiques peuvent être déployés pour réduire le risque, ce qui les rend plus attrayants aux yeux des investisseurs institutionnels. Bien que nous ayons constaté un intérêt précoce, le Canada peut apprendre d’autres administrations qui ont réduit le risque associé aux investissements pour attirer les investisseurs institutionnels. Nous espérons que certains exemples présentés dans le présent rapport inciteront les principaux propriétaires d’actifs du Canada à s’impliquer davantage.

Un domaine qui suscite un intérêt particulier dans le secteur est le rôle de la mesure de l’impact et des nouvelles exigences de présentation de l’information de nature environnementale. Bien que nous observions une harmonisation croissante avec les cadres externes communs, surtout les ODD, plus de la moitié des répondants continuent d’appliquer des mesures personnalisées. De même, alors que les répondants font état d’une large application de l’investissement adoptant une optique d’égalité des genres, plus de la moitié d’entre eux appliquent des mesures personnalisées.

Face à l’intérêt croissant que suscitent l’investissement responsable et l’investissement d’impact, certains répondants ont fait part de leur inquiétude concernant l’exagération des impacts. Nous espérons que le plaidoyer continu en faveur de la transparence dans la mesure et la communication des impacts renforcera l’intégrité de l’investissement d’impact.

Le rapport fait également état de mouvements intéressants au sein de la communauté des finances sociales et innovantes du Canada. De nouvelles plateformes de coordination, d’éducation et de partage de renseignements, comme la Table des praticiens de l’investissement d’impact (TIIP), témoignent du dynamisme de l’investissement d’impact en tant qu’outil de transformation de l’impact social et environnemental au pays. Le CAFIID est enthousiaste à l’idée de collaborer avec d’autres organisations aux vues similaires – notamment par le lancement du Conseil consultatif national pour l’investissement d’impact -  pour faire évoluer le secteur et échanger des idées dans des domaines d’intérêt commun tels que la mesure de l’impact, les changements réglementaires et la sensibilisation des investisseurs et des conseillers.

Ce rapport marque une étape importante pour le CAFIID et le secteur de l’investissement d’impact au Canada en fournissant une vue d’ensemble de l’état du secteur en 2021. Cependant, nous savons qu’il y a encore du travail à faire. Nous reconnaissons également que la COVID-19 a entravé les progrès vers les ODD, c’est donc avec un sentiment d’urgence que nous encourageons une plus grande collaboration pour nous aider à atteindre nos objectifs collectifs en matière de changement climatique.

Enfin, nous tenons à remercier les membres de notre Conseil consultatif qui ont contribué à l’élaboration du Rapport sur l’état du secteur de cette année. Nous les remercions pour leur temps et leur passion, et nous soulignons le rôle essentiel qu’ils jouent pour renforcer l’écosystème au Canada et dans le monde entier. 

Lindsay Wallace et Paul Lamontagne
Coprésidents, Conseil consultatif du CAFIID


Lettre de la présidente du conseil d’administration du CAFIID

Ceci est le deuxième rapport du CAFIID sur l’état de l’investissement d’impact canadien dans les pays émergents et en développement. Bien qu’il ne se soit écoulé que deux ans depuis le premier rapport, le secteur a fait des progrès et il y a de quoi être optimiste. D’abord, malgré la pandémie, le volume des investissements d’impact canadiens dans les pays en développement a augmenté considérablement, grâce aux instruments de financement élargis du gouvernement canadien et à la croissance continue des gestionnaires d’actifs d’impact canadiens. Par ailleurs, l’enthousiasme mondial pour la finance durable démontre l’importance de préserver l’intégrité de l’investissement d’impact, et la nécessité d’une plus grande transparence, de l’harmonisation de nos pratiques et d’investissements privés supplémentaires. Tout cela présente des occasions de leadership pour le Canada, notamment en matière d’investissement adoptant une optique d’égalité des genres et de gestion des impacts, et du rôle crucial du financement mixte pour mobiliser davantage de capital privé dans les pays en développement.

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Les conclusions du rapport sont encourageantes, mais comme il ne reste que huit ans pour atteindre les Objectifs de développement durable, il n’a jamais été aussi urgent d’intensifier les investissements en vue de créer un monde résilient au changement climatique, inclusif et économiquement durable. Nous sommes loin du niveau d’action et de financement nécessaire.Le Canada peut – et doit – accroître sa contribution à la réponse mondiale requise. Et le CAFÉ s'engage à y participer, en mobilisant la communauté canadienne de l’investissement d’impact pour :

  1. Renforcer l’écosystème et catalyser davantage d’investissements d’impact orientés vers les économies en développement;

  2. Approfondir la diversité, l’équité et l’inclusion dans la communauté des investissements d’impact et faire progresser le leadership canadien en matière d’investissement axé sur l’égalité des genres;

  3. Améliorer la transparence et la comparabilité des retombées afin de préserver et de consolider l’intégrité de l’investissement d’impact.

Lorsque le CAFIID a été lancé, nous n’étions qu’une poignée d’organisations et de particuliers qui opéraient en marge des communautés d’investissement et de développement, convaincus de l’importance du capital privé pour traiter les questions mondiales et croyant au potentiel de bons rendements financiers des investissements ayant des impacts sociaux et environnementaux positifs. 

Cinq ans après sa création, le CAFIID a gagné en nombre, en diversité et en force, sans perdre sa détermination à s’engager, à collaborer et à agir. C’est ce qui nous rend forts et qui nous permettra de faire passer notre secteur à la vitesse supérieure, en incitant davantage d’investisseurs à générer des effets positifs intentionnels et mesurables sur les gens et la planète.

Ce rapport est le résultat de centaines d’heures de travail de la part de dizaines de collaborateurs. Au nom du conseil d’administration du CAFIID, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à tous ceux et celles qui ont contribué, en particulier les membres de notre conseil consultatif, l’équipe de recherche, les bénévoles, les commanditaires du projet, et tous les membres duCAFIID qui ont partagé des données, leur expérience et leurs idées sur leurs approches et portefeuilles de placement.

Le Canada peut jouer un rôle de premier plan pour augmenter la contribution des investissements privés aux objectifs de développement durable, et ainsi soutenir une croissance mondiale plus inclusive, équitable et durable. Nous avons bien hâte de collaborer avec vous tous et toutes pour transformer ce rapport en actions concrètes.

Stéphanie Émond

Présidente du conseil d’administration du CAFIID


 

La croissance du secteur au Canada

Résultats et perspectives sur le secteur

Les fonds d’impact sous mandat de gestion

De 2019 à 2021, le total des fonds d’impact sous mandat de gestion canadiens destinés aux économies en développement
a augmenté de 70%
 

Les fonds d’impact sous mandat de gestion (FMG) ont réalisé un bond de 70 % depuis 2019 pour s’établir à 3,5 milliards de dollars en 2021. Les contributions du Canada au financement du développement reflètent un écosystème croissant et résilient avec des réseaux mondiaux influents de partenaires et de co-investisseurs pour rechercher et gérer des transactions.


Leadership en matière d’investissement intégrant une optique genre

des répondants intègrent une optique genre au moment d'évaluer des investissements

« Un nombre croissant de données probantes indiquent que la détermination de moyens efficaces de soutenir les femmes en tant qu’entrepreneures, leaders, employées et consommatrices viendra augmenter l’équité entre les genres, réduire la pauvreté et favoriser une croissance économique plus inclusive et plus robuste. Les femmes dans l’économie mondiale représentent aujourd’hui un marché de croissance plus important que la Chine et l’Inde réunies » 2XChallenge.org

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Plus de 70 % des répondants de l’enquête du CAFIID appliquent un filtre de l’investissement intégrant une optique genre au moment d’évaluer les opérations, et plus de la moitié appliquent des mesures personnalisées. Ces statistiques se comparent favorablement à celles des homologues mondiaux, selon l’enquête annuelle de 2020 du Global Impact Investing Network (GIIN) auprès des investisseurs d’impact.


Cadres de mesure

La divulgation des données de manière cohérente et claire est essentielle aux principes d’investissement d’impact et à l’intégrité des rapports d’investissement. La plupart des investisseurs canadiens utilisent un ensemble de ressources pour guider, gérer et mesurer leur impact. Alors que la plupart des répondants (77 %) utilisent les objectifs de développement durable (ODD), il s’agit d’une baisse par rapport à 89 % en 2019. En 2021, 42 % utilisent les mesures IRIS+. L’IMP a gagné du terrain avec un alignement de 31 % des rapports, contre seulement 4 % en 2019. Lancé en 2019, les Impact Principles ont été adopté par cinq répondants qui, en tant que signataires, s’engagent à une vérification indépendante de l’impact de leurs portefeuilles. 

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L’utilisation de systèmes personnalisés par 54 % des personnes interrogées est une forte baisse par rapport à 75 % en 2019. Il convient de noter que ces mesures personnalisées sont toutes basées sur un ou plusieurs systèmes standardisés externes, ou s’ajoutent à ceux-ci. Tous les répondants utilisant des mesures personnalisées sont alignés aux ODD. Le déclin de l’utilisation de mesures personnalisées reflète la maturité croissante du secteur et une meilleure connaissance des cadres standardisés externes. Ceci est en partie lié aux nouvelles exigences de présentation d’information de nature environnementale et aux progrès sectoriels en matière de taxonomie, de définitions et de comptabilité pondérée en fonction des impacts.

Bien que des cadres, des mesures et des rapports de données différents puissent offrir aux investisseurs davantage d’options pour atteindre leurs objectifs d’impact, ils peuvent également obscurcir la transparence des données et la comparabilité entre les portefeuilles, contribuant ainsi à un développement plus lent du secteur.


Milieu de travail favorable aux femmes

des emplois au sein des organisations répondantes sont occupés par des femmes

Les femmes représentent 62 % des employés répondants, ce qui se compare favorablement à la proportion de femmes de 47 %[1] dans l’ensemble de la main-d’œuvre canadienne et de 57 % dans les six plus grandes banques du Canada, dont 38 % parmi les cadres supérieurs. Les femmes qui travaillent dans les principales organisations canadiennes liées à l’investissement d’impact sont entre autres : Lori Kerr, chef de la direction, FinDev Canada; Jess Tomlin et Jessica Houssian, coprésidentes-directrices générales, Fonds Égalité; Joan M. Larrea, chef de la direction, Convergence; Dorothy Nyambi, chef de la direction, MEDA; Jocelyn Mackie et Karlee Silver, co-chefs de la direction, Grands Défis Canada; et Geneviève Morin, présidente et chef de la direction, Fondaction.


Un écosystème diversifié


les investisseurs d'impact, les services professionnels et les organismes à but non lucratif représentent
72% du secteur

Les membres du CAFIID représentent un groupe diversifié de propriétaires d’actifs et de conseillers, d’intermédiaires et d’autres particuliers et organisations indispensables. Les sociétés privées, les organismes sans but lucratif et les fondations, ainsi que des services consultatifs professionnels, représentent 70 % du secteur. Le reste du secteur est composé d’investisseurs institutionnels, d’acteurs du secteur public, d’institutions financières, de groupes de réflexion, d’universitaires, d’intermédiaires, de services professionnels et d’organisations fournissant une assistance technique.

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Des intermédiaires et des conseillers tels que Rally Assets, Akipeo, E.T. Jackson & Associates, Limestone Analytics, Delphos International/FMA, Deetken Impact et Maple Frontiers jouent un rôle essentiel en facilitant la gestion des possibilités d’impact dans les économies en développement. Ils disposent d’un réseau mondial et soutiennent parfois des acteurs tant du côté de la demande que de l’offre. Ils structurent les produits et les adaptent aux profils de risque et de rendement appropriés, coordonnent les co-investissements pour réduire les risques et les coûts de transaction, facilitent les transactions, et conçoivent, gèrent et mesurent les impacts des investissements. Certains, dont Ingénieurs sans frontières, travaillent avec les sociétés bénéficiaires des investissements afin de les préparer dans le cadre d’investissements commerciaux. D’autres se concentrent sur les cadres d’éducation des investisseurs ou de réglementation.

Il convient de noter que le secteur est dominé par de petites organisations. Plus de 70 % des répondants déclarent avoir 50 employés à temps plein (ETP) ou moins.


L’alimentation, l’agroalimentaire et les services financiers demeurent les principaux secteurs d’investissement

L'agroalimentaire, les services financiers et les énergies renouvelables
demeurent les principaux secteurs d’investissement

*Pourcentage du total des répondants

Comme en 2019, les principaux secteurs d’investissement sont l’alimentation, les entreprises agro alimentaires et les services financiers. Les investissements dans la croissance verte et les énergies renouvelables restent solides. Les investissements dans le secteur de la santé sont faibles, mais à la hausse, notamment en raison des efforts déployés dans le contexte de Grands Défis Canada pour multiplier les réussites des portefeuilles qui sont passés du financement de démarrage à des entrepreneurs novateurs.


Instruments financiers

Les investissements directs (prêts et capitaux propres) et dans les fonds
représentent près de 70 % des types d'investissements

La plupart des instruments d’investissement sont des titres émis par le gouvernement et des investissements directs (prêts et capitaux propres) (44 %) ainsi que des fonds de placement (24 %). Les titres à revenu fixe et les titres d’emprunt convertibles sont moins courants.

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En ce qui concerne les risques, si les opérations de couverture et la titrisation sont citées, la diversification du portefeuille est signalée comme étant la stratégie d’atténuation des risques la plus courante. La couverture de change et l’assurance contre les risques politiques sont également importantes.


Empreinte géographique

Près de 60 % de l’activité d’investissement d’impact du Canada vise l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes.

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Viennent ensuite, dans des proportions de 15 % et de 10 % respectivement, les FMG canadiens en Asie du Sud-Est et en Asie du Sud. Cependant, compte tenu des besoins de développement et du potentiel de croissance économique de ces marchés, ces régions recèlent des possibilités de croissance.

When asked to identify their top 5 impact co-investors, partners, and clients, CAFIID's survey respondents reported over 51 different international organizations and only 11 in Canada.

Lorsqu’on leur a demandé de nommer leurs cinq principaux co-investisseurs, partenaires et clients, les répondants au sondage du CAFIID ont nommé plus de 51 organisations internationales différentes et seulement 11 organisations canadiennes.

Les personnes interrogées signalent que seulement la moitié de leur capital d’investissement provient de Canadiens et de Canadiennes. Étant donné la petite taille de la participation canadienne à l’investissement d’impact sur les marchés mondiaux, les répondants ont dû établir des relations avec des co-investisseurs, des intermédiaires et des bailleurs de fonds. Ces relations dépassent de loin les partenariats entre organisations canadiennes.


L’assistance technique et les structures de financement mixte définissent la plupart des investissements d’impact

Près de 60 % des investisseurs et conseillers
d'impact travaillent avec des instruments de financement mixte qui tirent parti du capital concessionnel pour réduire les risques et attirer des investissements privés et institutionnels

Au total, 60 % des investisseurs d’impact ont recours à l’assistance technique en plus du capital pour développer les activités des entreprises et préparer celles-ci à l’investissement commercial.

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Un pourcentage similaire d’investisseurs d’impact et de conseillers des instruments mixtes qui tirent parti du capital concessionnel pour réduire le risque et attirer des investisseurs privés et institutionnels supplémentaires.

Les petites et moyennes entreprises (PME) et les organisations d’infrastructure à forte intensité de capital ont besoin d’un soutien similaire à celui de toute nouvelle entreprise, comme les programmes d’incubation et d’accélération, le mentorat par des chefs de file de l’industrie et une aide gouvernementale ciblée.

La combinaison de structures et d’assistance technique offre une voie d’accès aux capitaux privés et institutionnels pour les entrepreneurs en infrastructure et de PME. Plus d’information à ce sujet se trouve ci-dessous.


Les investisseurs de détail sont encore laissés pour compte

Les produits d’investissement d’impact dans les économies en développement sont proposés presque exclusivement aux investisseurs institutionnels et accrédités, les investisseurs de détail étant exclus. L’absence de produits de détail au Canada s’explique par des obstacles non résolus pour les investisseurs de détail, comme indiqué dans le rapport de 2019. Ces obstacles comprennent les règles d’admissibilité des placements dans les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), qui limitent les avoirs étrangers aux titres négociés sur au moins une des 46 bourses considérées par le ministère des Finances du Canada comme une bourse de valeurs désignées. Mentionnons aussi la liquidité limitée et les longues durées de conservation (de cinq à dix ans) des placements.


Résilience du secteur face à la COVID-19

60 % positivement ou non affecté par la COVID-19
34 % ont signalé des impacts négatifs de la COVID-19 sur le portefeuille

Freiner la propagation rapide de la pandémie de COVID a été l’impératif déterminant de notre époque. Il y a un an, les membres du CAFIID se préparaient à subir des pertes en raison de la pandémie de COVID-19 et cherchaient principalement à fournir des liquidités pour soutenir les clients existants.

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Aujourd’hui, alors que certaines régions du monde passent en mode de reprise économique, 2020 s’avère une année de résilience pour la plupart des personnes interrogées. Les facilités de liquidité d’urgence, les capitaux patients, le financement concessionnel, l’assistance technique et une collaboration plus étroite entre les partenaires et les co‑investisseurs ont tous été essentiels à la résilience des sociétés bénéficiaires des investissements et des portefeuilles. En raison de l’obligation de passer à une diligence raisonnable virtuelle à la suite de l’arrêt des déplacements, les relations avec les partenaires locaux et la dépendance à leur égard se sont renforcés.

Dans ses Perspectives de juin 2021, la Banque mondiale estimait que la période économique la plus tumultueuse était révolue dans les principaux marchés émergents, les taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel étant revenus à la moyenne. Pour faire face à la crise économique causée par la pandémie, la plupart des pays ont mis en œuvre des politiques budgétaires et monétaires expansionnistes, notamment des lignes de crédit d’urgence et la numérisation des transactions économiques et financières. Par exemple, les institutions de microfinance (IMF) dans les pays à faible revenu ont connu une hausse constante des décaissements et des remboursements mensuels depuis mai 2020, les deux mesures ayant retrouvé un rythme de croissance presque comparable à celui du déclin initial dans chaque région.


PLEINS FEUX SUR LE CANADA

Le leadership du Canada en matière d’investissement dans une optique d’égalité des genres

Les investisseurs d’impact du Canada investissent en plus grand nombre proportionnellement à leurs homologues mondiaux dans des produits qui améliorent la vie des femmes, des filles et d’autres populations à risque dans le monde entier. Lancé au Canada lors du sommet du G7 de Charlevoix en 2018 et dirigé par les IFD du G7, dont FinDev Canada, le Défi 2X mobilise des capitaux supplémentaires pour l’investissement intégrant une optique genre.

  Fonds Égalité

Le Fonds Égalité du Canada est en train d’émerger en tant qu’investisseur incontournable de l’optique de l’égalité des genres. Bien que l’objectif principal du Fonds soit de générer des rendements suffisants pour soutenir les activités de subvention des mouvements féministes dans le monde, le Fonds investit une contribution de 300 millions de dollars d’Affaires mondiales Canada dans le but de constituer un portefeuille d’investissements robuste qui maximise les impacts mondiaux sur les femmes sans sacrifier le risque et le rendement. En collaboration avec son partenaire fiduciaire, la Toronto Community Foundation, l’objectif est de mobiliser des co‑investisseurs dans de nouveaux produits adoptant une optique d’égalité des genres sur les marchés publics et privés.

« Le monde évolue rapidement et les possibilités de transposer les croyances, les valeurs et les objectifs en investissements n’ont jamais été aussi grandes. Le Fonds Égalité croit que les entreprises prospères – qu’elles soient publiques ou privées – tiennent compte de la façon dont elles traitent les femmes et les personnes non binaires, qu’il s’agisse d’employées, de clientes et de la collectivité en général. Nous pouvons faire partie du mouvement positif sur les marchés afin que cet enjeu prenne plus de place dans l’écosystème d’investissement. »

Jessica Tomlin, co-PDG, Fonds Égalité

 
Stratégie de revenu fixe Rockcreek de 25 millions de dollars canadiens du Fonds Égalité
Un portefeuille mondial de titres à revenu fixe de sociétés intégrant une optique genre

Les titres autorisés sont ceux de l’indice Bloomberg Barclays Global Gov/Credit et les dérivés sur devises à des fins de couverture uniquement. Aucun contrat à long terme sur obligations du Trésor de plus de dix ans. Nous avons créé un bassin d’émetteurs de catégorie investissement, fondé sur le cadre de données sur les genres d’Equileap, auquel ont été superposées des mesures environnementales, qui émettent des titres de créance et qui montrent des avancées en matière d’égalité des genres grâce au cadre d’impact sur le genre utilisé.

 
Obligation de développement durable de la Banque mondiale de 25 millions de dollars canadiens.
Coupon de 0,57 % par année, payable semestriellement

Un placement privé destiné à soutenir les questions liées au genre et à les faire mieux connaître. Soutenant le développement durable dans les pays membres de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), le financement est accordé uniquement aux pays membres à revenu intermédiaire et aux pays membres à faible revenu solvables qui s’efforcent d’éliminer l’extrême pauvreté et de stimuler la prospérité partagée.

 
Billets structurés de la RBC – Actions
Indice : SolactiveEquileap Global ex-APAC Gender Equality Index 100 Index NTR
Billet à rendement fixe de 20 millions de dollars canadiens de la RBC
Billet Delta Equity One de 65 millions de dollars canadiens de la RBC
 
Stratégie de dette privée RockCreek du Fonds Égalité de 25 à 30 millions de dollars canadiens
En cours de réalisation - ouvert aux investisseurs extérieurs

Un portefeuille d’investissement personnalisé adoptant une optique d’égalité des genres finançant des propriétaires et des marchés mal desservis, notamment : a) des entreprises dirigées ou gouvernées par des femmes; b) des sociétés en activité desservant des marchés apportant une contribution positive aux femmes; c) des entreprises favorisant la croissance de l’emploi dans des régions mal desservies.

 
Taille de l’entreprise : de
25 à 250 millions de dollars;
entreprise établie en Amérique du Nord
TRI brut cible
De 10 à 12 %
Cible de multiple brut
De 1,2 à 1,4x
 

  Promotion de l’égalité des genres en Amérique latine et dans les Caraïbes

Un projet de centrale hydroélectrique au fil de l’eau au Honduras étudiant l’intersection des questions d’égalité de genre et de l’énergie renouvelable afin de promouvoir des pratiques d’entreprise contribuant à la parité hommes-femmes dans la région par l’intermédiaire de trois composants principaux : les capitaux supplémentaires, l’assistance technique et l’éducation.

  Deetken Impact
Ilu Women’s Empowerment Fund et programme d’assistance technique

  Amérique latine et les Caraïbes

  Dette et Assistance technique

  Financement des PME, entrepreneuriat des femmes, soins de santé, énergie renouvelable, éducation et logement abordable


Financement mixte : Mobiliser des capitaux privés et institutionnels

La plupart des investissements comprennent une structure de financement mixte. Notre rapport décrit le rôle du financement mixte pour attirer les investisseurs institutionnels et du secteur privé vers les marchés émergents et en développement et les transactions considérées à haut risque.

Le Canada, dont Affaires mondiales Canada et FinDev Canada, ont maintenant des facilités de financement concessionnel ou mixte, nécessaires pour susciter un financement supplémentaire provenant de sources de capitaux privés et investir dans le développement durable. On note l'importance de Convergence, la référence mondiale en matière de financement mixte, dont le siège social est au Canada.

Le capital concessionnel, également appelé capital catalyseur, vise à attirer des investissements de tiers dans le but d’obtenir un impact positif. Il fait référence à la dette, aux capitaux propres ou aux garanties qui acceptent soit un risque plus élevé, soit un rendement réduit par rapport à l'investissement commercial.

Le capital philanthropique comprend généralement des subventions remboursables ou non remboursables, souvent déployées sous forme d'assistance technique pour créer des investissements prêts à être commercialisés.

  Case study name

“Le fonds Urapi Gestion Durable des Sols a été mis sur pied par ECOTIERRA et Fondaction pour rompre le cycle de déforestation et de pauvreté que l’on retrouve dans de nombreuses zones frontalières forestières dominées par de petits exploitants agricoles.”

  ECOTIERRA et Fondaction
Fonds Urapi Gestion Durable des Sols

  Amérique latine

  Dette et capitaux propres

  Agroforesterie; café et cacao, et autres

  Mettre le financement mixte au service des microentrepreneur.e.s et des petit.e.s entreprises

“Un investissement à financement mixte dans le Centre financier des entrepreneurs de Tunisie soutenant les micro et petites entreprises en Tunisie a permis de mobiliser une subvention initiale et une assistance technique pour lever 32 millions de dollars supplémentaires.”

  Développement international Desjardins (DID)
Centre financier aux entrepreneurs (CFE) de Tunisie

  Tunisie (Moyen-Orient et Afrique du Nord

  3,2 M$ CAN (capitaux propres et dette à court terme); 6 M$ CAN d’assistance technique

  Services financiers et finance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME)

  Financement de projets d’énergie renouvelable du développement jusqu’à l’exploitation

“FinDev Canada présente la structure unique de Climate Investor One de trois fonds distincts mais liés pour financer les différentes étapes du cycle de vie d’un projet en fonction de la propension au risque et du rendement attendu à l’égard de différents types de capitaux.”

  FinDev Canada, Climate Fund Managers
Climate Investor One (CI1)

  Le Fonds, constitué aux Pays-Bas, financera développera jusqu’à 20 projets en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

  Investissement d’un fonds de capitaux propres et assistance technique

  Énergie renouvelable


Réseaux mondiaux du CAFIID

Les membres du CAFIID sont bien placés pour ouvrir la voie aux nouveaux propriétaires d’actifs grâce à leurs réseaux établis de relations mondiales, en prêtant leur concours aux nouveaux venus pour la mobilisation de capitaux et la recherche de transactions, la structuration de portefeuilles et l’établissement de partenariats. De plus, à mesure que les investisseurs canadiens en financement du développement, acquièrent de l’expertise et gagnent en confiance, ils mobiliseront également des capitaux privés canadiens supplémentaires.

  Le Emerging Markets Investment Fund de l’Australie

En juillet 2020, le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce (DFAT) a sélectionné un consortium canadien dirigé par Sarona Asset Management pour gérer un fonds d’investissement d’impact dans des marchés émergents axé sur l’Asie du Sud‑Est et les îles du Pacifique. Le consortium, qui comprend MEDA et Volta Capital, fournit une assistance technique aux PME et aux fonds de PME et gère des fonds axés sur la croissance en phase de démarrage et d’institutions financières soutenant les PME à l’aide de plateformes de prêts. 


 

Stimuler la croissance

des transactions

Mobiliser les investisseurs institutionnels

Le Canada peut jouer un plus grand rôle dans le développement de produits qui mobilisent les investissements institutionnels canadiens à grande échelle. Les investisseurs institutionnels canadiens, en particulier les fonds de pension, ont été à la traîne de leurs homologues européens et américains au chapitre de l’allocation de leurs actifs à des fins précises dans les économies en développement. Les fonds de pension investissent les paiements de retraite des membres pour payer les futures prestations de retraite. Cette responsabilité fiduciaire signifie que les fonds de pension sont soumis à des restrictions strictes quant aux catégories d’actifs plus risquées. 

Le SDG Fund du Danemark offre une pratique exemplaire de modèle de financement mixte pour lui permettre de s’engager auprès des investisseurs institutionnels et de déclencher de plus grands bassins de capitaux pour les transactions d’impact. Le fonds a vu le jour après une décennie d’établissement progressif de relations. Il est géré par l’IFU, l’institution danoise de financement du développement, et les investisseurs de fonds de pension du SDG Fund ont droit à un rendement préférentiel pouvant atteindre 6 % par année sans exposer les fonds publics à des pertes disproportionnées. Le Fonds avait une capitalisation initiale de 800 millions de dollars canadiens, qui a été bonifiée par des capitaux venant de fonds de pension danois de premier plan, dont PensionDanmark, Pensionskassernes Administration (PKA) et Pædagogernes Pension (PBU).  

  Partenariat avec les fonds de pension – le SDG Fund du Danemark

Le Danish SDG Investment Fund a été fondé en 2018 par six fonds de pension danois et l'IFU. Il s’agit d’un excellent modèle de financement mixte soutenu par le gouvernement pour attirer les investisseurs institutionnels vers les investissements dans les ODD – en utilisant dans ce cas un rendement préférentiel.


Harmoniser les pratiques en matière d’impact

L’intérêt accru pour les questions ESG et l’investissement d’impact reflètent une tendance positive. Cependant, afin d’encourager un plus grand nombre d’investisseurs privés et institutionnels à contribuer aux ODD et à l’Accord de Paris, des cadres communs qui incluent un ensemble solide de normes et de processus d’assurance pour permettre aux propriétaires d’actifs de comprendre et de comparer les performances de gestion d’impact sont nécessaires.

Ces normes sont importantes pour les organisations qui cherchent à mobiliser des capitaux et à accroître l’impact social. Des efforts continus sont nécessaires pour développer, améliorer et accroître l’adoption de cadres normatifs et aider les investisseurs à s’attaquer aux défis liés à la divulgation.

En l’absence de normes et de réglementation, la divulgation de l’impact peut être sujette à interprétation. Les répondants au sondage ont identifié l’éco-blanchiment et autres formes de blanchiment par l’impact comme étant une préoccupation importante.

Parmi les cadres normatifs largement utilisés pour les investisseurs d’impact, mentionnons les Principes d’Impact lancés en 2019et les Normes d’impact pour le financement du développement durable de l’OCDE et du Programme des Nations Unies pour le développement, les Joint Impact Indicators qui un regroupement des indicateurs clés HIPSO et IRIS, ainsi que les Critères 2X.


Mise à jour de la taxonomie et du devoir fiduciaire

Alors que les propriétaires d’actifs, les gestionnaires et les intermédiaires financiers canadiens adoptent de plus en plus l’investissement responsable, l’investissement d’impact continue d’être considéré à tort comme des capitaux « concessionnaires ». 

Les définitions et les terminologies de l’investissement d’impact ou du financement du développement manquent souvent de clarté, ce qui est aggravé par des points de vue différents sur l’impact et l’ additionnalité. Au fur et à mesure que les organisations font des progrès en matière de taxonomie (définitions des points de données pour l’importance des critères ESG et comptabilité pondérée en fonction de l’impact), l’intégration financière et la déclaration de l’importance des facteurs ESG se généraliseront, créant des possibilités d’approfondir la compréhension des investisseurs et le goût de ces derniers pour l’investissement d’impact dans les économies en développement.

Les systèmes de classification et d’évaluation pertinents pour les investissements et les activités économiques comprennent les cadres de rapports non financiers comme le GRI (Global Reporting Initiative). 

La Global Reporting Initiative est un organisme international indépendant de normalisation qui favorise la compréhension des entreprises, des gouvernements et d’autres organisations.

Le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF) est également en train de devenir une norme mondiale pour calculer et divulguer les émissions de gaz à effet de serre des prêts et des investissements.


Capitaux philanthropiques

On peut faire davantage pour encourager les fondations et les bureaux de gestion de patrimoine du Canada à soutenir l’investissement d’impact. Comme dans le cas du financement mixte, les capitaux philanthropiques peuvent constituer un catalyseur pour l’incubation de nombreuses opérations d’investissement d’impact. 

Grâce à leurs connaissances approfondies et à leurs vastes réseaux dans les économies en développement, les organisations non gouvernementales internationales (ONGI) du Canada ont le potentiel de jouer des rôles cruciaux dans les premières étapes du développement des sociétés bénéficiaires des investissements d’impact.

Cependant, la réglementation actuelle de l’Agence du revenu du Canada restreint la réalisation d’investissements liés aux programmes, ce qui empêche les fondations et les organisations non gouvernementales internationales de soutenir les opérations d’investissement d’impact à l’étranger. Une modification de la Loi de l’impôt sur le revenu permettrait aux organismes de bienfaisance d’établir des partenariats égaux avec les organismes non voués à la bienfaisance tout en assurant la responsabilité et la transparence. Ces efforts sont importants et doivent être poursuivis.


Investisseurs de détail

L’accès à des produits d'investissement d'impact à l'étranger pour des investisseurs de détail canadiens continue d’être à la traîne des autres pays de l’OCDE. Comme nous l’avons signalé dans notre rapport Landscape de 2019, les règles d’admissibilité aux placements enregistrés continuent de faire obstacle à la participation des investisseurs de détail aux fonds des membres du CAFIID. Cela reste une difficulté importante à résoudre au Canada.


  MEDA et Trading Up

“Un partenariat de financement mixte entre MEDA, Sarona Asset Management, l’Université de Waterloo et Affaires mondiales Canada pour soutenir les PME et stimuler une croissance économique et réduire la pauvreté.”

  Mennonite Economic Development Associates (MEDA), Affaires mondiales Canada (AMC), Sarona Asset Management (Sarona) et l’Université de Waterloo (UW)
Trading Up

  Pays admissible à l’aide publique au développement (APD) du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) : les pays les moins développés, à faible revenu et à revenu moyen-inférieur (p. ex. le Ghana et le Kenya)

  Investissement (dette et capitaux propres) et d’assistance technique

  Commerce de détail et échanges commerciaux; aliments et boissons; production et transformation agricoles; services; et fabrication.

  Ingénieurs sans frontières Canada et Numida Technologies

“L'assistance d’Ingénieurs sans frontière a aidé Numida en Ouganda à obtenir des investissements de démarrage de 2,3 millions de dollars US.”

  Ingénieurs sans frontières Canada
Numida Technologies

  Kampala, Ouganda

  Dette convertible et assistance technique

  Technologie financière, institution de microfinance (IMF)

 

Poursuivre nos efforts

engagements du CAFIID

Le rapport de 2021 confirme la robustesse et la croissance de l’écosystème de l’investissement d’impact au Canada. Qu’il s’agisse des conseillers, des propriétaires d’actifs ou des intermédiaires, les réseaux mondiaux témoignent de l’expertise et de l’influence reconnues des membres du CAFIID. Bien qu’il y ait beaucoup de raisons de se réjouir, il est possible d’en faire plus pour mobiliser davantage de capitaux et de contributions canadiennes à l’investissement d’impact dans les économies en développement. En tant qu’organisation nationale dirigée par ses membres, le CAFIID relève le défi en prenant une série d’engagements.

1

Catalyser l’investissement d’impact dans les économies en développement en faisant croître l’écosystème.

  • mieux faire connaître les pratiques exemplaires de l’investissement d’impact et de financement mixte dans les marchés émergents et en promouvoir des exemples à l’aide d’activités de sensibilisation et de mobilisation auprès de la communauté élargie de l’investissement d’impact;  

  • encourager l’innovation et les partenariats entre les acteurs canadiens afin de contribuer à approfondir les réseaux;

  • en partenariat avec d’autres organisations-cadres, établir un conseil consultatif national pour l’investissement d’impact pour le Canada, chargé de déterminer et d’aborder les questions structurelles;

2

Faire avancer le leadership canadien en matière d’investissement intégrant une optique genre et approfondir la diversité et l’inclusion dans la communauté de l’investissement d’impact.

  • partager les pratiques exemplaires en matière d’investissement intégrant une optique genre par l’entremise de la communauté de pratique du CAFIID et d’autres forums externes;

  • encourager une diversité et une inclusion accrues dans la communauté de l’investissement d’impact au Canada, à commencer par de meilleures données et de meilleurs renseignements;

3

Préserver et renforcer l’intégrité de l’investissement d’impact en améliorant la transparence et la comparabilité de la mesure de l’impact.

  • encourager les membres à adopter des méthodes transparentes pour la mesure de l’impact et à devenir signataires des principes d’impact;

  • échanger des pratiques exemplaires en matière de mesure et de gestion de l’impact entre les membres du CAFIID, en s’appuyant sur les travaux du comité sur les principes d’impact;

  • travailler en partenariat avec d’autres organisations canadiennes et mondiales pour faire avancer les pratiques exemplaires en matière de mesure de l’impact.

REMERCIEMENTS

Le Canada Forum for Impact Investment and Development (CAFIID) est une communauté de personnes, d’organisations et d’investisseurs qui considèrent l’impact social et environnemental positif et le rendement financier comme des priorités coexistantes. Les membres du CAFIID combinent de nombreuses années de collaboration et de mobilisation avec un bilan d’innovation en matière de structuration de produits d’investissement d’impact, de prestation d’assistance technique et de promotion d’écosystèmes d’investissement durables dans les pays émergents et les marchés frontières.

Équipe de recherche du rapport du CAFIID

Susanne Courtney, auteure principale
Majid Mirza, directeur, Enquêtes et analyses

Aysha Dawood, chargée de projet

Parrains du rapport

Comme le CAFIID est un organisme composé de bénévoles, le présent rapport n’aurait pas été possible sans le généreux soutien financier et en nature des organisations suivantes :

Les personnes suivantes ont donné de précieux conseils pendant la création, la gestion et l’analyse de l’enquête:

Conseillers

Pedro Alguindigue, expert conseil en visualisation des données

Charles Benoit, gestionnaire, Impact et action climatique, FinDev Canada
Eileen Campbell, conseillère en enquêtes

Orientation liée à la recherche

L’équipe de recherche tient à souligner la contribution essentielle que chacun des membres du Conseil consultatif a apportée tout au long du processus de recherche. Nous sommes reconnaissants du leadership dont ont fait preuve les coprésidents du Conseil consultatif et de Stéphanie Émond, présidente du conseil d’administration du CAFIID.

Plusieurs personnes et associations ont fourni de l’information et des données précieuses pour l’enquête. Nous remercions Lauren Dobell, la Table des praticiens de l’investissement d’impact (TIPP), Richard Mueller, Impact United, et Mary Robinson, Association pour l’investissement responsable (AIR).

Conception, traduction et mise en page numérique

Conseil consultatif

Coprésidents

Paul Lamontagne, partenaire associé, Steward Redqueen
Lindsay Wallace, directrice de la stratégie, Limestone Analytics et administratrice, CAFIID

Members

Faheen Allibhoy, directrice générale, chef de l’institution financière de développement, J.P. Morgan
Louise Blais, ambassadrice, Affaires mondiales Canada
Veronica Chau, directrice, Investissement durable, BCG
Chris Clubb, directeur général, Convergence
Elissa Golberg, sous ministre adjointe, Politique stratégique, Affaires mondiales Canada
Adam Jagelewski, associé directeur général, TwinRiver Capital Group
Alexandre Lazarow, investisseur mondial en capital risque et auteur d’Out-Innovate:How Global Entrepreneurs from Delhi to Detroit Are Rewriting the Rules of Silicon Valley

Dr. Dorothy Nyambi, chef de la direction, MEDA
Gerhard Pries, chef de la direction, Sarona Asset Management

Jess Tomlin, coprésidente directrice générale, Fonds Égalité
Barbara Zvan, présidente et chef de la direction, University Pension Pla